Dear Diary,
11th January 2008
Mes bonnes résolutions pour 2008 n'ont pas encore vu le jour et il est maintenant trop tard. Et puis on pense déjà à la suite. On rit, on parle, on pleure, on boit, insouciants. Et dans six mois on passe notre Bac. On l'aura [ Ou pas. ]. On partira chacun de son côté dans les quatres coins du monde. "On se reverra, c'est promis. T'es ma meilleure amie". Tout ça c'est des paroles en l'air. On bosse, on boit et l'on rit avec d'autres mais et on oublie tout. Le Bien comme le Mal. Surtout le Bien. Alors on profite des derniers mois qui passent si vite en se disant que bientôt on va partir loin et les quitter à jamais.
" L'être ou le néant, voilà le problème. Monter, descendre, aller, venir, tout fait l'homme qu'à la fin il disparaît. Un taxi l'emmène, un métro l'emporte, la tour n'y prend garde, ni le Panthéon. Paris n'est qu'un songe. Là-bas, plus loin que la place de la République, les tombes s'entassent de Parisiens qui furent, qui montèrent et descendirent des escaliers, allèrent et vinrent dans les rues qu'à tant faire ils disparurent. Un forceps les amena, un corbillard les remporte et la tour se rouille et le Panthéon se fendille plus vite que les os des morts trop présents ne se dissolvent dans l'humus de la ville tout imprégné de soucis. "